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Sac à docs 2019

Interview de Clémence Michon, graphiste


Clémence Michon est la graphiste choisie cette année par la BU du Havre pour faire les visuels de Sac à docs. Nous lui avons posé quelques questions sur son travail auxquelles elle a eu la gentillesse de répondre.

Parcours de Clémence Michon

Pouvez-vous vous présenter brièvement ?

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Je suis graphiste indépendante depuis 10 ans. Je travaille essentiellement dans le domaine de l’imprimé. J’ai démarré mon activité aux côtés de Frédéric Teschner auprès de qui j’ai consolidé ma formation et grâce à qui j’ai rencontré l’équipe de la Bibliothèque Universitaire en 2011 lors d’une exposition qui lui était consacrée dans le cadre d’Une saison Graphique. Je travaille maintenant depuis 2012 avec Line Célo avec qui je partage la grande majorité de mes projets.
J’enseigne également l’édition et la typographie à l’École d’art et de Design d’Amiens. J’ai emménagé au Havre à l’été 2018 et la vie ici me plaît beaucoup !

Vous travaillez au sein du studio Michelines que vous avez cofondé avec Line Célo. Comment réussissez-vous à mettre en lien vos différentes pratiques professionnelles ?

JPEG Nous nous sommes rencontrées en 2012 autour de la création d’une maquette de livre pour le musée d’Orsay. La collaboration s’est poursuivie et intensifiée sur les deux années suivantes, devenant de plus en plus régulière. Nous étions sur la même longueur d’ondes concernant la réflexion autour du livre, sa construction, ses choix typographiques et sa fabrication. Le fait de créer ce studio et de trouver un nom commun est alors apparu comme une évidence.
Nous avons une pratique et une vision du graphisme très proche, un appétit pour les livres et l’édition évidemment. Notre complémentarité réside plutôt dans l’association de nos caractères qui sont assez différents. C’est aussi en cela que travailler à deux est une vraie force : nous pouvons échanger sur les projets, notre ressenti par rapport aux clients, aux contraintes budgétaires, aux spécificités et difficultés récurrentes de la vie d’indépendant.
Nous avons aussi des clients et projets que nous ne partageons pas, qui sont d’autres zones de liberté.

En quoi cette collaboration influence-t-elle vos créations ?

Travailler seul ou bien penser un projet à deux est fondamentalement différent. C’est une gymnastique qui nous fait modifier le projet sans arrêt et nous permet de ne pas nous essouffler. Les allers-retours sur les maquettes et le graphisme nous stimulent, tout en nous faisant évoluer sur nos choix. Cela nous oblige à être en mouvement.

Sac à docs

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Vous avez réalisé, cette année, le graphisme des tote bags de "Sac à Docs". Le sac implique-t-il une façon de travailler et des choix graphiques différents par rapport à d’autre support (affiche, livre...) ?
Si oui, pourquoi ?

C’était une des premières fois qu’une « carte blanche » m’était donnée. En ce sens, le travail était différent de ce que je peux avoir l’habitude de faire. En général, quel que soit le type de support, le sujet est déterminé, le contenu (textuel, visuel) est livré. Après, c’est à nous de faire une proposition cohérente avec la thématique et ce que nous voulons y projeter, la manière dont nous voulons l’investir graphiquement par des choix typographiques et de fabrication. Mais le contenu a beaucoup d’influence sur la forme que nous allons proposer. Ici, tout l’enjeu était donc de produire du contenu !

Concernant les tote bags de "Sac à Docs", quel(s) message(s) et/ou impression(s) souhaitiez-vous véhiculer ?

Je suis partie sur l’idée de collection, étant moi-même une collectionneuse de cartes postales et d’objets imprimés singuliers. J’ai travaillé à partir de mon propre fonds de petites photographies argentiques (7 x 10 cm) contenues dans des pochettes à la forme singulière et classées par villes et régions.
À travers cette collection, je souhaitais évoquer l’idée du multiple, mais aussi l’idée du voyage et des territoires à explorer. L’univers graphique se déploie à travers les images photographiques (route de montagne, cascade de forêt) qui répondent aux formes de pochettes reproduites à plat, qui ne sont plus identifiables. Elles deviennent un nouveau vocabulaire graphique.

Pouvez-vous nous décrire les étapes que vous avez franchies pour la réalisation de ces tote bags ?

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J’ai sélectionné et scanné les photographies et les pochettes. Je les ai retravaillées afin qu’elles soient correctement restituées par la technique d’impression choisie pour les sacs. Puis, j’ai commencé le travail de composition : je voulais jouer des rectos et versos assez différents.
J’ai utilisé et composé la typographie de manière morcelée, on peut lire « Sac à docs » mais on peut aussi passer à côté ! Les lettres peuvent rester uniquement des lettres isolées, ou former un mot. Enfin, j’ai travaillé deux gammes colorées composées de deux couleurs chacune qui créent des univers différents, je voulais que ce soit joyeux et que cela donne envie de garder le sac.


Vous pouvez retrouver le travail de Clémence Michon et de Line Célo à cette adresse

(crédits photos : Claire Payen)


Portfolio

Mise en ligne : 04-02-2019 - Mise à jour : 02-04-2019

Informations pratiques

L’opération Sac à docs débutera le 4 février 2019 à la BU de l’IUT et le 2 avril à la BU centrale
Les documents seront à rendre à la BU, mais vous pouvez garder le sac en cadeau !

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